Il est en rébellion. Il a toujours été en rébellion. Peut-être la conséquence d’une injustice parentale ? Qui sait ? Oui, peut-être. Tuer le père ou l’appeler ? Il tend l’ouie, mais les sons sont susceptibles, les bravades perdent de l’acuité. Il est putrescible, codicille d’intentions passives qui pivotent sans béquilles sur le papier parsemé d’ecchymoses. Humus Sapiens et Bestia Culturae. Il accumule son ignorance, retourne son champ sémantique, plante ses maux au milieu des syllabes gelées. On se moque. La lie de la langue ne recèle aucune embolie. Dès lors, le corps est trop étroit au raccord. Ou est-ce ce désir de l’extension qui lui ouvre les veines ? Propension. Le goût de l’aventure. L’hémorragie des lectures aventureuses : Jules Vernes ou Stevenson, Hergé ou Jacobs, Lukas ou Spielberg … Et puis quoi ? Des parfums qui s’échappent de ces bouteilles alambiquées sorties des mille et une nuits. Oui, il y a de l’angoisse. Une angoisse qui s’évapore du flacon. Sans Façon ! Peut pas l’empêcher! Et où cela va-t-elle? Le Vient importe peu au Va. Vante l’y va. L’arpent du front n’a pas d’ascendant sur le sens qui s’échappe. Il est dedans. Il veut dédoùdaner, dédamner la coquille, décapsuler le dans du temps d’Adam. Damer le temps à l’espace. Le degré zéro de la couverture. Ne plus étouffer aux exhalaisons du dedans. L’enclos de l’en-Moi s’oppose au canevas du hors-Soi. Elle est en dérive. L’aporie se rapporte, tu sais. Elle rêve d’une autre rive. Elle ravive la main vide. Elle n‘est déjà plus là. Depuis longtemps déjà, le sommeil s’échappait. Le désir ou l’envie ? Le désir détend l’essor. Allons fais un effort ! On te le demande. Qui le demande ? L’instant et son diabolique jumeau, le moment. Vois les brûler vifs dans cette effloraison de pollen. C’est d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Tu le savais ça, dis ?
* * *
Sa tête fond sur ses poignets.
Tu vois le front ?
La ligne qui serpente sur les idées ?
Elle se perd dans une becquée de larmes.
Prends ta corde de riverain et hale les pensées qui complotent…
Ne dis rien !
Hoche la corruption des traces et viens nue sur ces sables mouvants !